Mondial 2026 : Le Japon arrache un nul incandescent face aux Pays-Bas au bout du suspense


15 juin 2026

DALLAS, États-Unis – Quel choc ! Pour leur entrée en lice dans le redoutable Groupe F de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, les Pays-Bas et le Japon ont offert un spectacle d'une intensité folle, se quittant sur un score de parité (2-2) au Stade de Dallas. Alors que les Néerlandais pensaient avoir fait le plus dur en menant deux fois au score, la résilience légendaire des Samouraïs Bleus a fini par récompenser le football asiatique dans les ultimes minutes de la partie.

Une première période tactique avant l'embrasement

Sous la chaleur étouffante du Texas, la première mi-temps a d'abord donné lieu à une féroce bataille tactique. Les hommes de Ronald Koeman ont largement dicté le tempo en confisquant le ballon (jusqu'à 69 % de possession), mais le bloc défensif nippon, particulièrement compact et discipliné, a annihilé la plupart des vagues néerlandaises, laissant les deux équipes regagner les vestiaires sur un score nul et vierge (0-0).

C'est au retour des vestiaires que la rencontre a basculé dans une tout autre dimension. À la 50e minute, sur un second ballon consécutif à un coup de pied arrêté, l'incontournable milieu de terrain Ryan Gravenberch a délivré une subtile passe décisive pour son capitaine Virgil van Dijk. Le défenseur de Liverpool ne s'est pas fait prier pour ouvrir la marque de près et libérer le kop orange.

La réponse immédiate des Samouraïs Bleus

Loin de s'effondrer, les joueurs d'Hajime Moriyasu ont immédiatement réagi en abandonnant leur posture prudente. À peine six minutes plus tard (56e), la pépite Takefusa Kubo s'est infiltrée dans les trente derniers mètres avant de décaler magnifiquement Keito Nakamura. Le joueur de couloir japonais a décoché une frappe en finesse, légèrement déviée, laissant Bart Verbruggen impuissant.

Mais les Néerlandais ont de la ressource. Portés par un Gravenberch étincelant dans l'orientation du jeu, les Oranje ont repris l'avantage à la 63e minute. Bien décalé par le milieu de Liverpool (sa deuxième passe décisive de la soirée), le remuant ailier Crysencio Summerville a fait parler sa pointe de vitesse et sa précision pour tromper Zion Suzuki et porter le score à 2-1.

Le coaching gagnant de Moriyasu paie sur le fil

Sentant le match lui échapper, Hajime Moriyasu a alors abattu ses cartes offensives en faisant entrer Junya Ito et Koki Ogawa pour bousculer la défense adverse. Un choix payant. Face à des Néerlandais qui ont commis l'erreur de trop reculer en fin de partie, la pression japonaise est devenue étouffante.

À la 88e minute, sur un corner de la dernière chance obtenu par Ito et frappé depuis le côté droit, Koki Ogawa a dévié le cuir au premier poteau. Idéalement placé, Daichi Kamada a surgi pour propulser le ballon au fond des filets d'une tête rageuse, déclenchant l'hystérie sur le banc nippon et parmi les milliers de supporters bleus présents dans les tribunes d'Arlington. Malgré 6 minutes de temps additionnel très tendues et une pluie de cartons jaunes côté néerlandais, le tableau d'affichage n'a plus bougé. Un match nul (2-2) logique et fondateur pour la suite de la compétition dans ce groupe qui comprend également la Suède et la Tunisie.

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